
Forum de la jeunesse de l’ECOSOC 2025 : Les jeunes en première ligne pour les ODD. Le ministre de la jeunesse et des sports chargé de l’instruction civique et de la construction citoyenne Abdoul Kassim FOMBA était à la tête de la délégation malienne.
Clôturé après trois jours d’échanges, le Forum de la jeunesse de l’ECOSOC 2025 a réuni 105 jeunes délégués représentant leurs gouvernements. La Sous-Secrétaire générale Bjørg Sandkjær (DESA) s’est réjouie de leur engagement actif, bien au-delà des questions dites « de jeunesse », avec des contributions concrètes aux Objectifs de développement durable (ODD).
Les participants ont souligné l’importance d’inclure les jeunes dans tous les processus décisionnels, appuyés par le Programme des délégués de la jeunesse de l’ONU. L’accent a été mis sur la nécessité de former les jeunes aux technologies, en particulier au numérique et à l’intelligence artificielle, pour améliorer leur accès à un emploi décent.
Lors d’une session sur l’ODD 8, des experts ont rappelé que seuls 20 % des jeunes des pays en développement travaillent dans le secteur formel. L’OIT a insisté sur la nécessité d’acquérir des compétences adaptées au marché du travail en mutation. Des jeunes du monde entier ont partagé des initiatives numériques, allant de la création de start-up à la formation en IA, avec des exemples venus de Jordanie, du Zimbabwe, d’Inde ou encore d’Afrique du Sud.
Les jeunes réfugiés, les femmes et les populations rurales ont aussi été au cœur des préoccupations. Certains intervenants ont appelé à rémunérer les stages et à soutenir les jeunes dans les zones postconflit. D’autres ont plaidé pour des investissements dans l’économie verte, porteuse d’emplois durables.
L’après-midi a été consacrée aux opportunités qu’offrent la science et la technologie dans la réalisation des ODD. L’éducation a été identifiée comme un levier crucial, notamment pour combler la fracture numérique. Des voix ont plaidé pour une formation technique enrichie par des réflexions éthiques et interdisciplinaires.
Enfin, plusieurs intervenants ont souligné que la technologie doit être considérée comme un bien public. Il est urgent de garantir un accès équitable aux outils numériques, surtout dans les pays en développement, pour renforcer le rôle des jeunes en tant qu’acteurs du changement.
